DSDraz

Avr 042018
 

La 4ème édition du Joystick Players a eu lieu à Verdun les 31 mars, 1er et 2 avril et pour la 3ème année consécutive Blog in Time était présent avec un stand Retrogaming, pour le plus grand plaisir des adultes et des enfants.

Avant de faire le point sur le stand, que trouve-t-on à Joystick Players ? Des tournois de jeux PC, une zone VR, un espace jeux pour la famille avec la ludothèque de Verdun, une zone trollball – joutes – tir à l’arc avec la sympathique association la cave aux ours et pour la première fois, grâce à la participation du magasin Tavernia, un tournoi de magic the gathering vraiment réussi.

Et la zone Retrogaming ?

Revenons sur ce qui nous intéresse ici, l’espace jeux rétro. Des bornes d’arcade vintage, amenées par Tryptik Games et des consoles de jeux en accès libre, mises à disposition par Blog in Time.
J’étais présent le samedi et le dimanche toute la journée. Il y a eu pas mal de visiteurs et je remercie mon pote de toujours, Bastien, de m’avoir aidé le dimanche.

La guerre des micros et des consoles

C’était le thème de cette édition. Le but : mettre côte à côte les rivaux d’hier. Amstrad CPC – Commodore 64 ; Amiga – Atari ST ; NES – Master System ; Megadrive – Super Nintendo. A cette occasion j’avais préparé des petites fiches et je suis très content d’avoir vu le public les consulter à plusieurs reprises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ces deux jours, j’ai pu encore une fois partager énormément avec le public. C’est vraiment mon moteur, en tant que nostalgic-gamer, de pouvoir rappeler d’excellents souvenirs aux visiteurs. J’ai rencontré des passionnés de jeux rétro et j’ai eu d’excellents échanges. J’ai aussi eu de bonnes surprises, comme avec Adrien, qui a terminé Megaman 2 en 30 minutes ; j’ai appris par la suite qu’il adorait les jeux rétro, notamment sur Super Nintendo qu’il a connu jeune. Il a, plus tard, découvert la Nes et la Master System et passe de nombreuses heures dessus. C’était aussi l’occasion de faire une Cup à Mario Kart Snes, avec mon pote Pascal : c’est devenu une tradition maintenant depuis 3 ans. J’ai eu également des anecdotes de joueurs, ce genre d’histoire que j’adore, comme Anthony qui en jouant à Alex Kidd sur Master System, m’a raconté que petit il jouait au jeu le matin et qu’il le mettait en pause avant d’aller à l’école. En rentrant il pouvait reprendre sa partie sans tout recommencer. Je retiendrai aussi cette petite fille d’à peine de 2 ans assise sur les genoux de sa maman. Elle tenait très fort la manette du CPC 6128+ refusant de la lâcher. Sa maman s’est juste contentée de regarder le clavier du CPC. Elle m’a dit que ça lui rappelait d’agréables souvenirs. Elle se souvenait du gros manuel fourni avec l’Amstrad et des heures passées avec son père à taper les lignes de codes présentes à la fin de ce manuel pour programmer des jeux.

From generation to generation

Ce qui me motive le plus à participer au Joystick Players c’est justement de rencontrer les parents présents avec leur enfants, d’observer le regard de ces derniers quand ils entendent « tu vois, maman et papa jouaient à ça quand ils avaient ton âge ». C’est quasi instantané, après avoir entendu ce genre de phrase les enfants prennent le pad et regarde l’écran avec des yeux émerveillés. Et oui, je le pense vraiment et j’en ai eu encore la preuve, malgré son nom, le retrogaming ne vieillit pas. Il a marqué une génération et j’aime croire qu’il continuera à le faire grâce à ses nombreux jeux intemporels.

Août 172017
 

En 1988, j’étais au collège en classe de 4ème. Après les cours, j’avais l’habitude, avant de prendre le bus, de passer à la salle de jeu (c’est comme ça qu’on appelait la salle d’arcade). En effet j’avais un peu de temps car lorsque je quittais à 15h30 le bus était à 16h10 et lorsque je quittais à 16h30 le bus était à 17h30. Le fossé technologique était énorme par rapport à nos micros ou consoles 8 bits de l’époque et lorsqu’on rentrait dans une salle d’arcade on nageait en plein rêve, au milieu des nuages…enfin de la fumée de cigarette plutôt ; ça faisait partie de l’ambiance. Graphisme, couleurs, sprites, animation, musique et son : tout était bien au-dessus de ce que j’avais sur mon Amstrad cpc.

Parmi toutes ces bornes, il y avait certains jeux que j’admirais par-dessus tout et deux de ces jeux étaient Double Dragon et Shinobi. Ces 2 jeux sont encore aujourd’hui, selon moi, deux références incontestables qui ont posé des standards. Des niveaux à parcourir, des pièges, des objets à récupérer, à utiliser et des boss de fin de niveau. C’était certes un format court, arcade oblige, mais ces point clés demeurent encore dans les jeux actuels. J’ai passé des heures à regarder les gens jouer à Shinobi. Je connaissais les niveaux par cœur, enfin j’avais l’impression de les connaître car regarder était une chose, mais jouer était une autre paire de manche. Je regardais souvent un mec de ma classe y jouer, c’était une bête à ce jeu, il passait les niveaux sans trop de difficultés, même le niveau avec les rondins du boss samouraï pour ceux qui connaissent. Une fois il devait partir prendre son bus et il m’a laissé la partie, justement dans ce niveau. J’ai bouffé 3 vies en moins d’une minute. Comme j’étais nul en fait…Je n’avais pas pour habitude de jouer à la salle de jeu, je n’avais pas d’argent de poche, enfin pas assez, tout ce que j’avais mensuellement passait dans l’achat de mon magazine Joystick, c’était sacré pour moi.

Chez moi, je retrouvais certains de ces jeux d’arcade sur mon CPC 6128. Croyez-moi, même si les graphismes étaient loin des versions arcade, je retrouvais les sensations et l’imagination faisait le reste. On avait l’arcade à la maison ! (enfin c’est ce qu’on se disait). Ainsi j’ai passé beaucoup de temps sur des Tiger Road, Black Tiger, Rygar… mais il y avait un jeu que je désirais par-dessus tout, c’était Shinobi. J’en ai longtemps rêvé, et plus d’un an plus tard, Virgin Mastertronic l’a fait. C’était un soir, en septembre 1989 (je me souviens c’était la période où ma mère ramassait des noix chez moi, je détestais ça). En passant à la librairie, en descendant des marches au milieu du magasin, derrière une vitrine il y avait les jeux Amstrad, et là j’aperçus le graal ! Deux exemplaires de Shinobi. Il me le fallait. Merci maman, car en rentrant j’ai pu négocier le jeu contre le ramassage de plusieurs dizaines de kg de noix : le jeu coutait 149 Francs, je m’en souviens encore.

Pour moi, et je le pense encore aujourd’hui, la conversion du jeu sur le CPC était excellente. On y retrouvait les niveaux d’origine, les boss et les mêmes musiques que la version arcade. Seul manquait le boss final du jeu mais ce n’était pas grave, car atteindre le dernier niveau était chose assez difficile. Qu’est-ce que j’ai pu lancer la disquette pour y jouer et le jeu fonctionne toujours aujourd’hui ; je l’ai encore (avec boite et notice) dans ma collection CPC. Pour l’anecdote, au magasin il y avait deux exemplaires du jeu et il en restait un après avoir pris le mien. Le lendemain quand je suis repassé il n’y en avait plus. Quel succès ! Une semaine plus tard, mes parents avaient invité des amis à manger et ils étaient venus avec leur fils qui avait aussi un CPC. Il m’annonça fièrement : j’ai Shinobi. C’était donc lui qui avait acheté le second exemplaire…On a forcément passé la soirée à y jouer.

Août 152017
 

Je suis passé, il y a bientôt 4 ans déjà, sur du groovymame sur mon astrocity pour émuler les roms mame, le tout autour d’un launcher hyperspin. Plus récemment j’ai installé une « distribution » HFSBOX15k (anciennement heavybox) avec laquelle je n’ai pas eu besoin de bidouiller pendant des heures pour tout configurer. J’ai un article en cours sur le sujet, il faudra que je le finisse un jour…

A une autre échelle, en quelque sorte, j’avais depuis un moment envie de me construire un bartop. J’avais des plans, peu de compétence en découpe de bois et un certain budget… Après réflexion et quelques calculs, j’ai opté pour un kit bois prédécoupé à monter. Cela m’est revenu moins cher que d’acheter le bois, les outils, la visserie, les plexi et je pouvais être sur du résultat et des découpes. J’ai tout de même dû effectuer quelques modifications et bricoler un peu pour pouvoir modifier le kit afin d’avoir une porte à l’arrière pour la maintenance du système.

Le kit accueille un panel 2 joueurs, je me suis donc procuré tout ce qu’il faut : 2 joysticks et plusieurs boutons. J’ai pris du matériel peu onéreux : le but de ce bartop est, en effet, principalement de pouvoir le déplacer et jouer simplement et dans la bonne humeur. Je n’avais pas besoin de matériel haut de gamme. D’autant plus que pour la partie « hardware » j’ai opté pour un Raspberry pi3. Je ne cherchais pas un résultat aussi bon que sur mon astrocity avec groovymame. Le raspberry a l’avantage de ne pas prendre beaucoup de place, d’émuler correctement plusieurs machines et d’être très abordable niveau prix et configuration.

Pour l’affichage, j’avais en stock un moniteur LCD 19 pouces avec entrée DVI : parfait pour le raspberry pi (même si j’ai dû faire une modification dans un fichier, les distributions sont prévues de base pour envoyer son et image via une sortie HDMI). Pour le son un petit ampli et deux haut-parleurs de récupération.

Pour la distribution, après plusieurs tests, j’ai choisi recalbox. J’ai un autre raspberry qui tourne sous retropie. J’ai une préférence pour ce dernier mais il n’y a qu’avec recalbox que j’ai réussi à personnaliser les commandes des boutons sur chaque émulateur.

Pour les finitions, étant plus que fan de ghouls’n ghosts, j’ai choisi ce thème pour habiller la structure de mon bartop. Pour finir un petit coup de T-molding pour finaliser l’esthétique global.

Le tout parait simple mais il faut tout de même pas mal de temps pour le montage, et quasiment autant, voire plus, pour la configuration du système.