DSDraz

Sep 102013
 

Décembre 1989 : depuis 2 ans Nec a su prouver aux joueurs qu’ils pouvaient compter sur lui avec sa gamme PcEngine, en effet cette dernière connait un succès non négligeable sur l’archipel nippon. Avec l’arrivée de la console 16 bits d’un de ses concurrents, SEGA, il se doit de réagir pour faire face à la terrifiante Megadrive. C’est ainsi que la SuperGrafx voit le jour. Ce n’est pas une nouvelle console comme on pourrait s’y attendre mais plutôt encore une évolution de la CoreGrafx. La mémoire est augmentée et la console se voit attribuer une deuxième puce vidéo ce qui fait d’elle une console 8-16bits (8bits pour la partie processeur, 16bits pour la partie graphique). Elle possède un port qui la rend compatible avec les Super CD-Rom² et avec le CD-Rom² par l’intermédiaire d’un adaptateur (RAU-30).

La console sortira en France quelques mois plus tard, en mai 1990 au prix de 2490 francs (380 euros), mais elle se retrouvera vite à 1490 francs (230 euros) un an plus tard. En effet, elle n’aura pas le succès escompté par Nec. Elle avait pourtant un atout de taille par rapport à la concurrence : elle était rétro compatible avec la plupart des Hucards déjà sortis sur les consoles précédentes (une première) ce qui lui fournissait de base une grande ludothèque variée. Mais voilà, elle a souffert du pire défaut qu’on peut avoir sur une machine : le manque de jeux. Seulement 5 titres furent produits : Battle Ace (un shoot’em up), Ghouls’n Ghosts (la meilleure adaptation sur console de la version arcade), 1941 Counter Attack (adaptation du célèbre shoot’em up de Capcom et le jeu le plus rare actuellement sur la console), Aldynes (encore un shoot’em up mais ô combien réussi) et Granzort (un jeu de plateforme très moyen mais visuellement très réussi pour l’époque). On pouvait aussi trouver des jeux PcEngine qui avaient la particularité d’être programmés pour être améliorés sur Supergrafx au niveau de l’animation et de la jouabilité. On peut citer Darius Plus, un shoot em’up de TAITO. Un autre jeu fut annulé pour être finalement converti sur Arcade CD-ROM² : Strider. Ce jeu était très attendu à l’époque par les fans et je me souviens qu’un ami avait acheté la console spécialement pour ce jeu.

En plus de ce manque de jeux, les choix de NEC et d’Hudson n’étaient peut-être pas judicieux notamment au niveau hardware. Le fait de reprendre le même processeur 8 bits que la gamme PcEngine (certes amélioré) limitait lourdement sa tâche de soutien de la partie graphique 16bits. Le constructeur nous avait aussi habitué à des machines techniquement avancées de par leur petite taille et l’on peut ici se demander pourquoi la console est aussi volumineuse. Cela la rend ridicule lorsqu’elle est couplée au super CD-Rom². Elle est sortie aussi peu de temps après le support CD-Rom de la gamme PcEngine, support moins coûteux qui au final apportait une évolution bien plus intéressante que la Supergrafx.

Malgré son échec rapide c’est une très bonne machine qui offrait un gros potentiel (il suffit de comparer par exemple Ghouls’n ghost avec la version Megadrive). Malheureusement sa très faible durée de vie n’aura jamais permis au développeur de nous montrer de quoi elle était capable. Aujourd’hui une communauté reste active autour de la console et on peut voir, à l’aide de démo par exemple, que la console pouvait faire de bien belles choses que ce soit au niveau sonore ou graphique.

Déc 202012
 

La NeoGeo X Gold est une console de jeu portable sortie le 18 décembre 2012 aux USA. Elle est commercialisée par SNK et est basée sur la célèbre console des années 90 : la Neo Geo AES. 22 ans après la sortie de sa console mythique SNK a décidé en effet de lui faire honneur en sortant une version portable. Je suis très heureux de cette décision car cela me fait vraiment plaisir de pouvoir jouer à une console d’aujourd’hui mais rétro.

Le pack que je viens d’acquérir se nomme le Gold Limited Edition. A l’intérieur de celui-ci se trouve deux boites. Elles sont colorées d’un joli blanc et sont scellées avec des autocollants sur lesquels est dessiné le sigle NeoGeo : il y en a un blanc et un noir. La première boite contient la console, le manuel, un câble HDMI et une station d’accueil qui permet de brancher la machine sur une télé. La deuxième inclut un adaptateur secteur (110V et 240V), un câble RCA, le stick NeoGeo (le même que l’original) et un jeu au format carte : Ninja Master’s.
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Concernant la console,  la première chose qui surprend c’est sa masse, elle est très légère. La deuxième chose est son look, les plastiques sont de très bonne qualité et la couleur noire rend la console très classe. Par contre comme je m’en doutais on se retrouve vite avec des traces de doigts dessus. Je trouve son écran de 4,3 pouces de très bonne qualité dans le sens  où il rend un effet « composite » avec un léger voile qui donne un contraste très « rétro » pour le rendu des jeux. On peut régler la luminosité via deux boutons situés sur le dessous de la console. C’est par contre un écran de format 16/9 : ceci peut paraitre étrange étant donné que les jeux d’origine sont tous en 4/3. De ce fait si on veut jouer aux jeux dans le format natif on se retrouve avec des bandes noires sur les cotés. Je trouve cependant que ce n’est pas une mauvaise idée du fait qu’aujourd’hui la plupart des personnes sont équipées d’écrans 16/9. La console s’adapte donc, via son port HDMI au format actuel.  Le stick est à base de micro switch et sur ce point je trouve qu’ils ont fait très fort : on retrouve les sensations du stick original et c’est nécessaire pour les jeux 2D de la console. Le son est bien rendu mais le niveau sonore des deux haut-parleurs stéréo intégrés en façade me parait vraiment trop faible, même lorsqu’on le règle au maximum grâce aux deux boutons situés sur la tranche inférieure. Au niveau des branchements on trouve une prise casque et un slot type SD pour les jeux en carte. La console intègre 20 jeux : 3 Count Bout, Alpha Mission II, Art of Fighting, Baseball Stars 2, Cyber-Lip, Fatal Fury, Fatal Fury Special, The King of Fighters ’95, King of the Monsters, Last Resort, League Bowling, Magician Lord, Metal Slug, Mutation Nation, NAM-1975, Puzzled, Real Bout Fatal Fury Special, Samurai Shodown II, Super Sidekicks et World Heroes Perfect, soit des jeux variés (des shoot’em up, des beat’em all, des jeux de baston, de sport, de plateforme…) et de longues heures en perspective. Dernier point qui m’a un peu déçu, la console met entre 10 et 15 secondes à démarrer, en effet  je m’attendais à de l’instantané. Le lancement d’un jeu est par contre très rapide, on a une petite barre de chargement mais elle reste à l’écran à peine 1 seconde.

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Je possède déjà une NeoGeo AES mais n’ayant qu’une seule cartouche je ne pouvais pas trop en profiter, c’est donc pour moi un réel bonheur de pouvoir avoir ces 20 jeux inclus dans la machine. Selon moi, ils sont aussi jouables et fluides que si on y jouait sur sa grande sœur. La prise en main est très bonne :  le stick est très ergonomique et les quatre boutons A,B,C et D, situés en façade, semblent robustes. La console dispose aussi de 4 gâchettes L1,L2,R1 et R2 mais je ne connais pas encore leur utilité.

La particularité du socle qui permet de jouer sur une télé est que c’est une réplique de la console de 1991. Il est cependant plus petit de 20 % et le plastique fait plutôt cheap par rapport l’original. Il s’ouvre et accueille la console portable, on peut ensuite le brancher sur un écran et y connecter un ou deux sticks arcade par l’intermédiaire de prises USB. Niveau résolution j’ai l’impression que c’est la même qu’avec la version AES que ce soit avec le câble composite ou avec le câble HDMI. C’est plutôt une bonne chose selon moi car cela ne dénature pas le jeu original. Le son est excellent, la maniabilité avec le stick arcade est parfaite, on a vraiment l’impression de jouer sur la première NeoGeo. Pour finir, ce socle permet de recharger la batterie de la console qui a une autonomie annoncée de 5h.

En plus du pack de base j’ai également pris un deuxième arcade stick pour pouvoir en profiter à plusieurs. Je suis très satisfait, c’est un bel objet. Il permet de jouer dans les mêmes conditions que l’original avec le dock et le pad arcade ce qui est une très bonne chose pour les personnes qui n’ont jamais connu la NeoGeo AES. Il possède de petites imperfections mais qui ne gênent en rien le plaisir de jeu. La console n’a pas le même rendu que l’orignal, pas la même résolution mais j’ai vraiment retrouvé les sensations que j’avais eu lors de mes premières parties sur le système AES et c’est cela, selon moi, le gros point fort de cette NeoGeo X.

Déc 092012
 

Le 2019 in 1 est un système de jeux pour borne d’arcade. Il émule un certain nombre de ROM et supporte entre autres les systèmes CPS1, CPS2, CPS3, MVS et System 16. Il se compose de deux PCB superposés. Celui du bas est une carte mère au socket 478 qui accueille un processeur Pentium 4 Northwood cadencé à 2,4Ghz. Ce dernier comporte 512Ko de mémoire cache et possède un FSB de 533 Mhz. Il est épaulé par 512 Mo de Ram PC3200 (400 Mhz) et par un chipset graphique SIS 651. Autant dire qu’on a affaire à un vieux PC. Le PCB du haut gère les connections et l’adaptation des sorties VGA, du port parallèle vers le format Jamma que l’on trouve sur une borne d’arcade. Le tout tourne sous un DOS de Windows 2000 qui est installé avec les ROM sur un disque dur de 20 Go. L’alimentation est gérée indépendamment de la borne par un bloc ATX de PC. L’ensemble fait tourner correctement tous les jeux du système, même des jeux CPS III comme Street Fighter III 3rd Strike.

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Ce qui m’a fait modifier certaines pièces de mon système 2019 in 1 c’est le bruit. En effet étant enfermé dans ma borne New Astro City, le système chauffait énormément et le ventilateur du processeur tournait si vite et si fort que j’étais obligé de laisser la porte de la borne ouverte. J’ai donc décidé de changer le ventilateur du Pentium 4. Celui de base est un ventilateur 70 mm monté sur un radiateur qui n’inspire pas confiance. Je me suis renseigné sur des forums et grâce à l’excellent http://www.xxxx-in-1.com/  j’ai trouvé mon bonheur. Je me suis procuré sur ebay un CoolerMaster DI4-8JD3B-OL-GP qui a l’avantage d’être un radiateur muni d’un ventilateur de 90 mm. J’ai même fait mieux, j’ai remplacé le ventilateur Cooler master par un modèle Noctua que j’avais en stock. Je me suis donc retrouvé avec un radiateur performant accompagné d’un ventilateur réputé très silencieux.

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J’ai cependant dû faire face à un problème, mon nouveau ventirad était plus haut que celui fourni d’origine et il ne passait plus entre les deux PCB. Pour y pallier, j’ai rajouté des entretoises hexagonales (pas de vis M3) de 10 mm de façon à augmenter l’écart entre les deux parties du système. Pendant que tout était démonté, j’en ai profité pour changer le processeur, pour mettre de l’artic silver 5 et pour rajouter 512 Mo de RAM. J’ai ainsi pu augmenter la mémoire dédiée à la partie graphique. Le processeur que j’ai ajouté est un P4, 512 Ko de cache, FSB 533 Mhz et il est cadencé à 2,8 Ghz. C’est le plus gros des processeurs Northwood que l’on peut trouver avec cette mémoire cache. En effet la carte mère du système ne supporte pas les versions 1Mo de cache. J’ai également changé l’alimentation pour une version plus stable et plus silencieuse que celle fournie d’origine. J’ai, pour finir, profité de l’occasion pour faire une sauvegarde du disque dur du système et pour y ajouter un programme qui permet de l’éteindre via la sélection des jeux à l’écran de l’Astro City.

Je suis très content du résultat, je me retrouve avec un système encore plus performant, qui ne chauffe pas et surtout très silencieux. Je peux enfin laisser ma borne tourner avec la porte fermée et les opérations pour en arriver là n’ont pas été très difficiles à faire et ne sont pas très onéreuses.