DSDraz

Nov 062012
 

Vous avez peut-être déjà vu dans votre jeunesse une borne d’arcade : un gros meuble muni d’un écran contenant un jeu vidéo dans lequel il fallait insérer des pièces de monnaie pour pouvoir jouer. On les trouvait dans les bars, dans les centres commerciaux et plus généralement dans nos chères et disparues salles d’arcade, là où ça sentait le renfermé et la fumée de cigarettes, là où nos oreilles frémissaient de plaisir en entendant toutes ces  musiques 16bits, ces bruits de micro switch de joystick, ces sons de pièces qui tombaient dans les monnayeurs… Quel plaisir je prenais tous les soirs, avant de prendre le bus pour rentrer chez moi, à trainer dans cette grande salle d’arcade à regarder inlassablement les gens jouer à Shinobi ou à Double Dragon. Il y avait deux salles, une grande salle et une petite, la différence : plus de jeux dans la grande mais plus chère également. Je crois me souvenir que c’était 2 francs le crédit, 5 francs les 3 et 10 francs les 7. A l’époque, dans les années 80, tous les hits naissaient dans les salles de jeux. L’arcade avait vraiment un statut d’avant-gardiste et de référence dans le monde du jeu vidéo. On voulait tous avoir les jeux qu’on voyait dans les salles chez nous sur nos Amstrad, nos Atari ST ou nos Amiga.

A la fin des années 80, les salles d’arcade ont vu leur affluence diminuer et ont commencé à fermer à cause des avancées technologiques des consoles de jeux vidéo de salon. Au Japon, la folie des jeux vidéo d’arcade s’estompera même car ces salles seront considérées comme des endroits malfamés et dangereux. Les bandes s’affronteront sans relâche dans des parties de Kunio-kun, plus connu dans sa version exportée sous le nom de Renegade.

Les jeux d’arcade connaitront néanmoins par la suite une renaissance avec l’apparition de jeux de combats comme Street Fighter II: The World Warrior de Capcom (1991), Mortal Kombat de Midway (1992) et King of Fighters (1994) de SNK. Ces jeux restent aujourd’hui des références en la matière et ont connu diverses suites.

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1994 marque un changement radical au niveau de la culture des salles d’arcade. En effet avec l’arrivée de consoles comme la PlayStation, on atteint le même niveau de capacités techniques et graphiques que les machines de l’arcade. Par la suite les consoles de salons et les PC prendront même le dessus techniquement rendant les salles de jeux obsolètes.

Aujourd’hui le genre arcade a quasiment disparu : on ne trouve plus ces jeux composés de niveaux très courts, de contrôle simple, et d’une difficulté qui augmente rapidement (difficulté qui nous forçait à remettre encore et encore des pièces dans le monnayeur). Les seules façons de retrouver ces sensations sont les virtual-consoles,  les émulateurs ou les diverses compilations qui sont sorties sur console. Le problème c’est que l’on passe à côté de l’essentiel : la borne d’arcade en elle-même. Pour toutes ces raisons et étant un pur nostalgic-gamer, j’ai décidé d’investir il y a quelques mois dans une New Astro City.

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La Sega New Astro City est une borne de Sega sortie dans les salles d’arcade japonaises en 1994. C’est une machine profilée de façon à jouer assis sur des tabourets. Elle a été fabriquée à plusieurs milliers d’exemplaires et a été l’une des bornes les plus utilisées au Japon avec sa grande sœur l’Astro City. Elle dispose d’un écran 29 pouces de marque Toshiba et d’un panel 2 joueurs (2×6 boutons de marque Sanwa pour la mienne). Le modèle dont j’ai fait l’acquisition est en fait une Tecmo New Astro City, Sega avait en effet vendu une partie de sa production à la société Tecmo. Elle est en tout point identique à la version Sega.

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En façade on trouve 3 portes métalliques derrières lesquelles se cache le monnayeur, le bac pour récupérer les pièces et l’électronique. Dans cette dernière se trouve également le jeu au format JAMMA (c’est une norme de connexion utilisée pour brancher les jeux sur les bornes d’arcade). Je n’ai pas eu de mal à choisir la borne que je voulais acheter par contre j’ai longuement réfléchi quant au jeu ou au système que j’allais lui associer. J’ai pesé le pour et le contre et j’ai finalement opté pour un système multi-jeu 2019in1. Les puristes diront que ça n’a rien à voir avec un vrai PCB mais moi personnellement cela me satisfait. Sur ce système 2019in1, j’ai eu le plaisir de pouvoir retrouver divers titres qui ont fait à leur époque la renommée des salles de jeu : Street Fighter II, Shinobi, Double Dragon, Shadow Dancer… Il y a tellement de choix et de genres différents que ce serait un piège de vouloir jouer à tous les jeux en même temps. Je m’efforce donc de laisser longtemps le même jeu tourner de manière à en profiter un maximum, de m’y exercer et de le finir avec le minimum de crédit.

Ma New Astro City fait à présent partie intégrante de mon salon et à tout moment, même si je n’ai que 5 minutes devant moi, j’ai toujours l’occasion de pouvoir jouer le temps d’un crédit.

Août 242012
 

La CoreGrafx II est la troisième version de la 8bits de Nec après la PC-Engine et la CoreGrafx. Elle sort en 1991, 3 ans après la première du nom. Cette évolution n’apporte pas grand chose mis à part un très léger changement hardware au niveau de la ram graphique et de la vitesse globale de fonctionnement. La teinte de la console a changé pour s’accorder au design du lecteur Super CD² qui sortira en même temps. Les connectiques et le pad sont totalement identiques à la première version. Même si on sent la fin de vie de la console et le manque de nouveautés c’est ma version préférée. J’aime les couleurs de la machine et surtout la classe qu’elle a lorsqu’elle est associée au Super CD².

Août 242012
 

La CoreGrafx est une console de jeux créée par la société NEC. Elle apparaît sur le marché japonais en 1988 et vient remplacer dignement sa grande sœur la PC Engine. D’un point de vue technique, elle affiche les mêmes caractéristiques que précédemment à savoir deux processeurs Hu6280 cadencés à 7Mhz, un coprocesseur 16 bits pour la partie graphique, 64Ko de ram et un chipset son 6 voies. L’architecture interne a été revue afin d’optimiser les transferts entre les composants. Du coté des connectiques, on retrouve le port manette, la fiche d’alimentation 9 V / 650 mA et le bus extension pour les lecteurs CD-ROM de la marque. La sortie audio/video a par contre changé et se présente sous la forme d’une sortie RCA plus classique et de meilleure qualité que la sortie RF de la PC Engine. Le pad n’a pas changé de style mais se voit ajouter deux auto-fire bien pratiques dans certains jeux tels que les shoot’em up.

Nouvelle version rime forcément avec nouveau design : les dimensions sont identiques, les boutons et les prises restent au même endroit, par contre les dessins et les rainures ont été modifiés. La forme circulaire au-dessus de la console lui donne un look assez sympa. Au niveau des couleurs, on change complètement de style : le blanc a été remplacé par un noir plus agressif et le logo est devenu bleu. Pour finir, tous les jeux précédents restent bien évidemment compatibles avec ce nouveau modèle.

Cette version a connu beaucoup de succès au Japon, elle s’est même payé le luxe de passer devant la Famicom de Nintendo au niveau des ventes. Chez nous, c’est cette version que nous connaissons le plus et qui était importée officiellement par la société Sodipeng.