Juin 152012
 

1997, une guerre sans précédent vient de faire rage sur plusieurs continents. Elle a laissé des traces dans les mémoires et dans les cœurs. Elle a divisé, créé des clans. Encore aujourd’hui certains s’en souviennent. Mario ou Sonic? Super Nintendo ou Megadrive? La belle ou la bête? Le vainqueur fût différent selon les pays : en Angleterre, Sega contrôlait 77% du marché, en Espagne la Megadrive s’imposait aussi à 80% et en France c’est la super Nintendo qui dominait avec 60% de part de marché. Le bilan en Europe était donc mitigé : 56% pour Sega et 44% pour Nintendo.

Aux États-Unis la Genesis arriva en territoire ennemi. En effet Nintendo contrôlait à l’époque 98% du marché des consoles de jeux vidéos. Cela n’a pas empêché Sega de s’installer, et même de s’imposer, grâce à des jeux d’arcade comme Altered Beast et des licences de sports nationaux comme Madden NFL. Sega n’a pas lésiné sur les moyens en investissant des sommes colossales dans des campagnes de publicités matures et agressives. Rappelez-vous du clip avec le punk et la fameuse phrase « Sega c’est plus fort que toi » chez nous en France. Le personnage de Sonic n’était pas étranger au succès de Sega outre-Atlantique, il faisait parti des personnages préférés des jeunes Américains de l’époque.

Au Japon c’est une autre histoire : la Super Famicom régna en maitre incontesté tout au long de la guerre des 16 bits. Il faut dire que la machine affichait fièrement tout un tas de nouveautés. Des graphismes hauts en couleur, un processeur sonore capable de reproduire de bien belles mélodies et le fameux mode 7 qui pouvait gérer des effets spéciaux hallucinants, du jamais vu. Les jeux étaient d’une qualité rarement égalée. On peut citer comme premiers jeux sortis : Super Castlevania 4 et sa musique de fou furieux, ses effets spéciaux (il reste encore la référence dans le genre), Street Fighter II, bien évidemment (on avait la version arcade à domicile), F-zero qui exploitait le mode 7 à la perfection, Final Fantasy IV qui a démontré le premier les qualités sonores de la console… La réussite de la 16 bits Nintendo dans des pays comme la France ou le Japon était vraiment méritée.

Revenons à cette année 1997 : les années 16 bits sont finies et les 32bits sont là. Comme pour faire la paix, ou reconnaitre que finalement il y a match nul, Sega et Nintendo vont nous faire le privilège de sortir des nouvelles versions de leur console 16Bits. La Super Nes Controler Deck, une version redessinée de la Super NES, sort aux Etats-Unis en octobre 1997, elle sera vendue 99$ US. Ce nouveau modèle est plus fin, plus léger. Un modèle similaire sortira au Japon dans la même période sous le nom de Super Famicom Jr. Visuellement les versions américaines et japonaises sont identiques, seule la couleur des boutons power et select est différente. Pour rappel les versions originales étaient quant à elle complétement différentes.

Annoncée en 1997 comme une version bon marché, la Genesis 3 sort sur le marché américain. La machine est petite et arbore fièrement les couleurs de sa grande sœur. Elle est par contre incompatible avec le SegaCD(version américaine du MegaCD), avec le sega 32X et le jeu virtua racing, jeu qui utilisait un chipset spécifique pour sa modélisation 3D. En même temps ce n’est pas très grave, je n’imaginais pas la pauvre Genesis 3 écrasée sous le poids de tous ces périphériques inutiles en 1997.

1997 marque donc le dernier face à face entre la Belle (la Super Nintendo) et la Bête (la Megadrive). La guerre fût plaisante et pleine de rebondissements, chacun pouvait comparer les deux machines en citant comme exemple des jeux d’exception. Après, ça se jouait aussi au coup de cœur. Personnellement j’avais les deux machines, mais j’avais une préférence pour la Megadrive sur laquelle j’ai vraiment passé de bons moments.

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