Déc 202012
 

La NeoGeo X Gold est une console de jeu portable sortie le 18 décembre 2012 aux USA. Elle est commercialisée par SNK et est basée sur la célèbre console des années 90 : la Neo Geo AES. 22 ans après la sortie de sa console mythique SNK a décidé en effet de lui faire honneur en sortant une version portable. Je suis très heureux de cette décision car cela me fait vraiment plaisir de pouvoir jouer à une console d’aujourd’hui mais rétro.

Le pack que je viens d’acquérir se nomme le Gold Limited Edition. A l’intérieur de celui-ci se trouve deux boites. Elles sont colorées d’un joli blanc et sont scellées avec des autocollants sur lesquels est dessiné le sigle NeoGeo : il y en a un blanc et un noir. La première boite contient la console, le manuel, un câble HDMI et une station d’accueil qui permet de brancher la machine sur une télé. La deuxième inclut un adaptateur secteur (110V et 240V), un câble RCA, le stick NeoGeo (le même que l’original) et un jeu au format carte : Ninja Master’s.
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Concernant la console,  la première chose qui surprend c’est sa masse, elle est très légère. La deuxième chose est son look, les plastiques sont de très bonne qualité et la couleur noire rend la console très classe. Par contre comme je m’en doutais on se retrouve vite avec des traces de doigts dessus. Je trouve son écran de 4,3 pouces de très bonne qualité dans le sens  où il rend un effet « composite » avec un léger voile qui donne un contraste très « rétro » pour le rendu des jeux. On peut régler la luminosité via deux boutons situés sur le dessous de la console. C’est par contre un écran de format 16/9 : ceci peut paraitre étrange étant donné que les jeux d’origine sont tous en 4/3. De ce fait si on veut jouer aux jeux dans le format natif on se retrouve avec des bandes noires sur les cotés. Je trouve cependant que ce n’est pas une mauvaise idée du fait qu’aujourd’hui la plupart des personnes sont équipées d’écrans 16/9. La console s’adapte donc, via son port HDMI au format actuel.  Le stick est à base de micro switch et sur ce point je trouve qu’ils ont fait très fort : on retrouve les sensations du stick original et c’est nécessaire pour les jeux 2D de la console. Le son est bien rendu mais le niveau sonore des deux haut-parleurs stéréo intégrés en façade me parait vraiment trop faible, même lorsqu’on le règle au maximum grâce aux deux boutons situés sur la tranche inférieure. Au niveau des branchements on trouve une prise casque et un slot type SD pour les jeux en carte. La console intègre 20 jeux : 3 Count Bout, Alpha Mission II, Art of Fighting, Baseball Stars 2, Cyber-Lip, Fatal Fury, Fatal Fury Special, The King of Fighters ’95, King of the Monsters, Last Resort, League Bowling, Magician Lord, Metal Slug, Mutation Nation, NAM-1975, Puzzled, Real Bout Fatal Fury Special, Samurai Shodown II, Super Sidekicks et World Heroes Perfect, soit des jeux variés (des shoot’em up, des beat’em all, des jeux de baston, de sport, de plateforme…) et de longues heures en perspective. Dernier point qui m’a un peu déçu, la console met entre 10 et 15 secondes à démarrer, en effet  je m’attendais à de l’instantané. Le lancement d’un jeu est par contre très rapide, on a une petite barre de chargement mais elle reste à l’écran à peine 1 seconde.

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Je possède déjà une NeoGeo AES mais n’ayant qu’une seule cartouche je ne pouvais pas trop en profiter, c’est donc pour moi un réel bonheur de pouvoir avoir ces 20 jeux inclus dans la machine. Selon moi, ils sont aussi jouables et fluides que si on y jouait sur sa grande sœur. La prise en main est très bonne :  le stick est très ergonomique et les quatre boutons A,B,C et D, situés en façade, semblent robustes. La console dispose aussi de 4 gâchettes L1,L2,R1 et R2 mais je ne connais pas encore leur utilité.

La particularité du socle qui permet de jouer sur une télé est que c’est une réplique de la console de 1991. Il est cependant plus petit de 20 % et le plastique fait plutôt cheap par rapport l’original. Il s’ouvre et accueille la console portable, on peut ensuite le brancher sur un écran et y connecter un ou deux sticks arcade par l’intermédiaire de prises USB. Niveau résolution j’ai l’impression que c’est la même qu’avec la version AES que ce soit avec le câble composite ou avec le câble HDMI. C’est plutôt une bonne chose selon moi car cela ne dénature pas le jeu original. Le son est excellent, la maniabilité avec le stick arcade est parfaite, on a vraiment l’impression de jouer sur la première NeoGeo. Pour finir, ce socle permet de recharger la batterie de la console qui a une autonomie annoncée de 5h.

En plus du pack de base j’ai également pris un deuxième arcade stick pour pouvoir en profiter à plusieurs. Je suis très satisfait, c’est un bel objet. Il permet de jouer dans les mêmes conditions que l’original avec le dock et le pad arcade ce qui est une très bonne chose pour les personnes qui n’ont jamais connu la NeoGeo AES. Il possède de petites imperfections mais qui ne gênent en rien le plaisir de jeu. La console n’a pas le même rendu que l’orignal, pas la même résolution mais j’ai vraiment retrouvé les sensations que j’avais eu lors de mes premières parties sur le système AES et c’est cela, selon moi, le gros point fort de cette NeoGeo X.

Nov 062012
 

Vous avez peut-être déjà vu dans votre jeunesse une borne d’arcade : un gros meuble muni d’un écran contenant un jeu vidéo dans lequel il fallait insérer des pièces de monnaie pour pouvoir jouer. On les trouvait dans les bars, dans les centres commerciaux et plus généralement dans nos chères et disparues salles d’arcade, là où ça sentait le renfermé et la fumée de cigarettes, là où nos oreilles frémissaient de plaisir en entendant toutes ces  musiques 16bits, ces bruits de micro switch de joystick, ces sons de pièces qui tombaient dans les monnayeurs… Quel plaisir je prenais tous les soirs, avant de prendre le bus pour rentrer chez moi, à trainer dans cette grande salle d’arcade à regarder inlassablement les gens jouer à Shinobi ou à Double Dragon. Il y avait deux salles, une grande salle et une petite, la différence : plus de jeux dans la grande mais plus chère également. Je crois me souvenir que c’était 2 francs le crédit, 5 francs les 3 et 10 francs les 7. A l’époque, dans les années 80, tous les hits naissaient dans les salles de jeux. L’arcade avait vraiment un statut d’avant-gardiste et de référence dans le monde du jeu vidéo. On voulait tous avoir les jeux qu’on voyait dans les salles chez nous sur nos Amstrad, nos Atari ST ou nos Amiga.

A la fin des années 80, les salles d’arcade ont vu leur affluence diminuer et ont commencé à fermer à cause des avancées technologiques des consoles de jeux vidéo de salon. Au Japon, la folie des jeux vidéo d’arcade s’estompera même car ces salles seront considérées comme des endroits malfamés et dangereux. Les bandes s’affronteront sans relâche dans des parties de Kunio-kun, plus connu dans sa version exportée sous le nom de Renegade.

Les jeux d’arcade connaitront néanmoins par la suite une renaissance avec l’apparition de jeux de combats comme Street Fighter II: The World Warrior de Capcom (1991), Mortal Kombat de Midway (1992) et King of Fighters (1994) de SNK. Ces jeux restent aujourd’hui des références en la matière et ont connu diverses suites.

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1994 marque un changement radical au niveau de la culture des salles d’arcade. En effet avec l’arrivée de consoles comme la PlayStation, on atteint le même niveau de capacités techniques et graphiques que les machines de l’arcade. Par la suite les consoles de salons et les PC prendront même le dessus techniquement rendant les salles de jeux obsolètes.

Aujourd’hui le genre arcade a quasiment disparu : on ne trouve plus ces jeux composés de niveaux très courts, de contrôle simple, et d’une difficulté qui augmente rapidement (difficulté qui nous forçait à remettre encore et encore des pièces dans le monnayeur). Les seules façons de retrouver ces sensations sont les virtual-consoles,  les émulateurs ou les diverses compilations qui sont sorties sur console. Le problème c’est que l’on passe à côté de l’essentiel : la borne d’arcade en elle-même. Pour toutes ces raisons et étant un pur nostalgic-gamer, j’ai décidé d’investir il y a quelques mois dans une New Astro City.

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La Sega New Astro City est une borne de Sega sortie dans les salles d’arcade japonaises en 1994. C’est une machine profilée de façon à jouer assis sur des tabourets. Elle a été fabriquée à plusieurs milliers d’exemplaires et a été l’une des bornes les plus utilisées au Japon avec sa grande sœur l’Astro City. Elle dispose d’un écran 29 pouces de marque Toshiba et d’un panel 2 joueurs (2×6 boutons de marque Sanwa pour la mienne). Le modèle dont j’ai fait l’acquisition est en fait une Tecmo New Astro City, Sega avait en effet vendu une partie de sa production à la société Tecmo. Elle est en tout point identique à la version Sega.

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En façade on trouve 3 portes métalliques derrières lesquelles se cache le monnayeur, le bac pour récupérer les pièces et l’électronique. Dans cette dernière se trouve également le jeu au format JAMMA (c’est une norme de connexion utilisée pour brancher les jeux sur les bornes d’arcade). Je n’ai pas eu de mal à choisir la borne que je voulais acheter par contre j’ai longuement réfléchi quant au jeu ou au système que j’allais lui associer. J’ai pesé le pour et le contre et j’ai finalement opté pour un système multi-jeu 2019in1. Les puristes diront que ça n’a rien à voir avec un vrai PCB mais moi personnellement cela me satisfait. Sur ce système 2019in1, j’ai eu le plaisir de pouvoir retrouver divers titres qui ont fait à leur époque la renommée des salles de jeu : Street Fighter II, Shinobi, Double Dragon, Shadow Dancer… Il y a tellement de choix et de genres différents que ce serait un piège de vouloir jouer à tous les jeux en même temps. Je m’efforce donc de laisser longtemps le même jeu tourner de manière à en profiter un maximum, de m’y exercer et de le finir avec le minimum de crédit.

Ma New Astro City fait à présent partie intégrante de mon salon et à tout moment, même si je n’ai que 5 minutes devant moi, j’ai toujours l’occasion de pouvoir jouer le temps d’un crédit.