Mai 082012
 

Le Disk System est un accessoire pour la console Famicom. En 1986 Nintendo va introduire avec ce système non seulement une évolution, mais aussi une révolution. Le Disk system est plutôt bien conçu. Il se positionne sous la Famicom, sans fixation, et possède des couleurs qui se marient très bien avec la console. Il est soit alimenté par 6 piles de 1.5V, soit par un transformateur. Il se branche à la Famicom via une interface qui se positionne dans le port cartouche de la console. Cet adaptateur possède 32ko de RAM pour stocker les données de jeu, 8ko de RAM pour des sprites et un circuit intégré. Outre le Disk System, l’adaptateur cartouche et le transformateur on trouve dans la boite des publicités, un document sur les bornes Disk Writer (cf plus bas) et une bande dessinée qui, d’après ce que j’ai compris, donne les consignes de sécurité et explique comment entretenir sa Famicom. J’ai trouvé cela très original.

Le Famicom Disk System apporte un nouveau système de stockage sous la forme de disquettes 3 pouces certifiées Nintendo. Elles étaient vendues 2500 yens (environ 25 euros). Ces dernières peuvent contenir jusqu’à 128 Ko de données, ce qui double la capacité des premières cartouches. La deuxième évolution intervient au niveau d’un chipset sonore intégré. Celui ci permet de restituer un son FM bien plus joli que le son MIDI embarqué de base dans la Famicom.

La révolution est articulée au niveau du nouveau système de stockage, les disquettes. En effet ces dernières sont également inscriptibles. Il est donc possible d’écrire des données dessus telles que des sauvegardes (impossible au départ sur les cartouches). Mais Nintendo va plus loin : il sort en même temps des bornes de recharge, les « Disk Writer ». Moyennant 500 yens, environ 5 euros, on pouvait formater sa disquette et y copier un nouveau jeu. Nintendo venait-il d’inventer l’ancêtre du « jeu dématérialisé »? La société va, par ce procédé, écouler de nombreux jeux du catalogue de la Famicom. Certains étaient même exclusifs au Disk System. Par ce système révolutionnaire Nintendo va faire des économies et écraser encore plus la concurrence. Il n’y a plus de frais de fabrication, seul un livret imprimé au format A4 et une étiquette autocollante, à placer sur la disquette, sont fournis par le vendeur. Il n’y a plus non plus de marché d’occasion sur ces jeux car les disquettes sont réutilisables.

Les progrès technologiques auront finalement le dessus sur le Disk System. Avec l’apparition des piles de sauvegarde dans les cartouches et avec l’augmentation de leur capacité de stockage les disquettes s’avèrent être dépassées. De plus le format est plus lent car il demande des temps de chargement.

Mai 052012
 

Dix ans après le succès phénoménal au japon de la Famicom, Nintendo décide de fêter cet événement en sortant une nouvelle version de sa machine mythique. En 1993 sort la Famicom AV. La console n’est pas encore morte et constitue le bas de gamme des joueurs japonais. En même temps aux USA 50% des ventes de jeux étaient encore représentés par les ancêtres 8bits. Comme quoi l’engouement pour la Famicom était toujours d’actualité malgré la sortie des consoles 16bits. La principale nouveauté de cette machine est une sortie vidéo mis au goût du jour. Fini le branchement par câble d’antenne et les recherches de fréquences sur la télé, cette nouvelle console est pourvue d’une prise RCA. La connectique est la même que la super Famicom.

La boite est petite. Elle ne contient que le manuel et deux manettes. Ni câble d’alimentation, ni prise RCA. Les manettes ne sont plus solidaires de la console. Elles se branchent via la prise que l’on connait bien sur la NES et adoptent un design très similaire aux pads de la super famicom. La compatibilité est très bonne par rapport à l’ancienne Famicom. Bien évidemment tous les jeux sont compatibles et on retrouve même le port DB15 qui permet la connexion de certains périphériques comme R.O.B le robot ou encore le Famicom Light Gun. La console quant à elle arbore un nouveau design et de nouvelles couleurs inspirées des modèles européens et américains.

Je trouve cette console très belle, peu encombrante et surtout très pratique de par sa connectique video pour profiter des jeux famicom japonais en 60Hz!. Pour y jouer j’utilise l’adaptateur secteur de la super famicom qui possède les bonnes tensions et les bonnes polarités.

Avr 282012
 

La Famicom (Family Computer), est une console de jeux Nintendo sortie en 1983 au Japon. C’est la NES, version japonaise, que nous connaissons sur notre continent. D’un point de vue technique la machine était très puissante. Elle était équipée d’un processeur 8 bits Ricoh, cadencé à 1,8Mhz environ. Ce même processeur était utilisé à l’époque par Apple pour ses ordinateurs Apple 2.

La force de la console ne résidait pas seulement dans sa puissance, mais aussi dans sa résolution de 256×240 pixels. Le nombre de couleurs affichables simultanément était lui aussi très impressionnant, pas moins de 52. Pour connaître le succès que l’on connait, et pouvoir sortir une machine aussi puissante à un prix abordable, Nintendo dut faire quelques concessions. Les manettes, par exemple, ne possèdent pas de prise et leurs fils sont directement soudés à  la carte mère. Le clapet qui protège le port cartouche de la machine s’ouvre manuellement..

Du coté de la boîte on trouve : La console, ses câbles, ses livrets et quelques publicités. La machine se branche sur le téléviseur par une prise d’antenne RF, comme les premières NES sorties chez nous.

Les cartouches ont un design très simple, les boites quant à elles sont en carton et pas beaucoup plus grandes que la cartouche. Comme vous pourrez le voir sur les photos ci-dessous, Nintendo avait conçu un logiciel nommé Family Basic. Muni d’un clavier, le Family Keyboard, on pouvait programmer ses propres jeux en langage Basic.