Août 152017
 

Je suis passé, il y a bientôt 4 ans déjà, sur du groovymame sur mon astrocity pour émuler les roms mame, le tout autour d’un launcher hyperspin. Plus récemment j’ai installé une « distribution » HFSBOX15k (anciennement heavybox) avec laquelle je n’ai pas eu besoin de bidouiller pendant des heures pour tout configurer. J’ai un article en cours sur le sujet, il faudra que je le finisse un jour…

A une autre échelle, en quelque sorte, j’avais depuis un moment envie de me construire un bartop. J’avais des plans, peu de compétence en découpe de bois et un certain budget… Après réflexion et quelques calculs, j’ai opté pour un kit bois prédécoupé à monter. Cela m’est revenu moins cher que d’acheter le bois, les outils, la visserie, les plexi et je pouvais être sur du résultat et des découpes. J’ai tout de même dû effectuer quelques modifications et bricoler un peu pour pouvoir modifier le kit afin d’avoir une porte à l’arrière pour la maintenance du système.

Le kit accueille un panel 2 joueurs, je me suis donc procuré tout ce qu’il faut : 2 joysticks et plusieurs boutons. J’ai pris du matériel peu onéreux : le but de ce bartop est, en effet, principalement de pouvoir le déplacer et jouer simplement et dans la bonne humeur. Je n’avais pas besoin de matériel haut de gamme. D’autant plus que pour la partie « hardware » j’ai opté pour un Raspberry pi3. Je ne cherchais pas un résultat aussi bon que sur mon astrocity avec groovymame. Le raspberry a l’avantage de ne pas prendre beaucoup de place, d’émuler correctement plusieurs machines et d’être très abordable niveau prix et configuration.

Pour l’affichage, j’avais en stock un moniteur LCD 19 pouces avec entrée DVI : parfait pour le raspberry pi (même si j’ai dû faire une modification dans un fichier, les distributions sont prévues de base pour envoyer son et image via une sortie HDMI). Pour le son un petit ampli et deux haut-parleurs de récupération.

Pour la distribution, après plusieurs tests, j’ai choisi recalbox. J’ai un autre raspberry qui tourne sous retropie. J’ai une préférence pour ce dernier mais il n’y a qu’avec recalbox que j’ai réussi à personnaliser les commandes des boutons sur chaque émulateur.

Pour les finitions, étant plus que fan de ghouls’n ghosts, j’ai choisi ce thème pour habiller la structure de mon bartop. Pour finir un petit coup de T-molding pour finaliser l’esthétique global.

Le tout parait simple mais il faut tout de même pas mal de temps pour le montage, et quasiment autant, voire plus, pour la configuration du système.

Juil 012012
 

Je me rappelle encore de ce Noël 1992, à l’époque je n’avais pas de Super Nintendo mais seulement une Megadrive. Cela ne m’empêchait pas cependant de regarder avec un grand intérêt les jeux qui sortaient sur la 16 bits de Nintendo.  C’est donc un décembre 1992, à la page 176 de mon magazine Joypad que mes yeux se mirent à briller et qu’une pensée commença à envahir mon esprit : « Il me faut une Super Nintendo ! ». Je venais de tomber sur le test de la version française de Super Ghouls’n Ghosts. Pour replacer les événements : l’année d’avant j’avais passé plusieurs journées pendant l’été enfermé avec un pote de mon village à jouer à Ghouls’n Ghosts sur Megadrive. Le jeu était passionnant, difficile et beau (j’ai découvert plus tard que la version Megadrive est en fait très mauvaise par rapport à la version arcade ou la version Super Grafx mais ça c’est une autre histoire 😉 ) et j’en avais gardé un excellent souvenir ( j’y rejouais même assez souvent). Alors là moi je ne pouvais m’empêcher de baver sur les graphismes et m’imaginer parcourant les niveaux avec le même enthousiasme que sur la version précédente. Le jeu sortit en France le 10 décembre 1992, une semaine plus tard un ami de ma classe vint vers moi et me dît « je vais avoir une Super Nintendo pour Noël avec Super Mario World, tu me conseilles quoi comme autre jeu ? ». Moi en toute objectivité (et pour pouvoir l’essayer je l’avoue maintenant) je lui répondis « je te conseille Super Ghouls’n Ghosts, c’est un excellent jeu d’action-plateforme »… C’est donc comme ça que j’ai pu parcourir pour la première fois les niveaux du jeu, qui est toujours pour moi aujourd’hui, l’un des meilleurs titres de la Super Nintendo.

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« Vous êtes Arthur, le plus courageux des chevaliers !», voici la première phrase que l’on peut lire au dos de la boite du jeu. Cette phrase un peu ringarde résume pourtant bien le scénario : en effet après une petite séquence d’introduction on apprend que la princesse Guinevere s’est fait enlever par une créature diabolique et que l’on doit parcourir les 7 niveaux du jeu pour la délivrer. Pour se faire Arthur dispose au départ d’une lance qu’il pourra échanger au cours de sa progression contre 7 autres armes. Il y a de tout, cela va des dagues rapides, et qui peuvent se lancer par trois, à la hache très lente possédant une trajectoire qui semble vouloir toujours éviter les ennemis. Si vous y jouez, vous comprendrez vite que lorsque certaines armes apparaitront à l’écran ce sera plutôt un piège et il faudra l’éviter sous peine de se retrouver impuissant face aux ennemis. Ces armes vont aussi pouvoir s’upgrader grâce à l’armure que porte Arthur. Il y en a 3 au total : l’armure d’acier (celle qu’on a au départ), l’armure de bronze (qui va enchanter et rendre plus puissante votre arme) et l’armure d’or (qui vous permettra d’invoquer une magie selon l’arme équipée). Chaque fois que vous vous faites toucher, vous perdez l’armure en cours et vous vous retrouvez en caleçon (avec des cœurs dessus). Le héros pourra aussi s’équiper d’un bouclier en même temps que l’armure la plus puissante : le bouclier de lune (qui apparait en même temps que l’armure d’or et qui permet de parer un coup) et le bouclier de soleil (qui permet de bloquer trois coups). Toutes ces armes, armures et boucliers se récupèrent par l’intermédiaire de coffres. Ces derniers apparaitront lors de votre progression au moment où vous passerez à un endroit précis de l’écran : par exemple vous pouvez avancer sans qu’aucun coffre n’apparaisse alors qu’au même endroit si vous sautez, un coffre va sortir du sol. Les objets que contiennent ces coffres sont aléatoires et peuvent même parfois se transformer en piège : un magicien vous lance un sort et vous transforme pendant quelques secondes en une créature inoffensive, très pratique quand il y a pleins d’ennemis à l’écran. Vous serez changé en bébé si Arthur est en caleçon, en phoque avec l’armure d’acier, en abeille avec l’armure de bronze et en servante avec l’armure d’or.

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Le jeu se compose de 7 zones dans lesquelles il faudra progresser et tuer le boss de chaque fin de niveau afin de récupérer une clé qui ouvre la porte vers le tableau suivant (vous pourrez même réaliser le fameux « Nice Catch » en maintenant la direction vers le haut en récupérant la clé). Chaque niveau possède un check point en son milieu et franchement on en a bien besoin vu la difficulté du soft. La maniabilité est très old school, les sauts du personnage sont toujours aussi raides mais un nouveau mouvement vient révolutionner le jeu : le double saut. En effet il vous est désormais possible de sauter deux fois consécutives ce qui rend plus facile l’accès à certains endroits ou qui vous permet même d’éviter les ennemis (tout le jeu a bien évidemment été conçu autour de cette nouveauté). Le jeu est très fluide aussi (pour la petite histoire la version française a été revue par Capcom afin d’enlever les ralentissements dont souffrait la version japonaise). Pour le finir  il faudra faire deux boucles et pendant la deuxième boucle récupérer une certaine arme (le bracelet de la princesse) qui permettra de débloquer le véritable boss de fin. Ce système était déjà présent dans la version précédente.

C’est donc un plaisir de parcourir ce jeu : les effets spéciaux de la Super Nintendo, la beauté et la diversité des niveaux et les musiques enivrantes font de ce soft une référence en la matière. Encore aujourd’hui dans le genre rien ne lui arrive à la cheville. On y joue, on aime, on y revient et on aime toujours autant. Super Ghouls’n Ghosts fait partie de mes 15 jeux préférés toutes consoles confondues et je pense qu’il le restera encore longtemps.