Août 132014
 

Je me vois encore rester des heures à parcourir les pages de mon console+, envieux devant le test de certains jeux PCEngine, devant les photos d’écran, les graphismes hyper colorés caractéristiques de cette console. Je me souviens plus particulièrement d’un jeu auquel j’ai toujours voulu jouer, un action RPG. Ce jeu fait partie de la série des YS, c’est YS Book I&II

YS (prononcé is) est une série développée par Falcom qui a débuté en 1987 sur PC-8801, un ordinateur personnel japonais développé par NEC. YS I&II, sorti en 1989 sur CDRom PCEngine, est une compilation des deux premiers volets. La version à laquelle j’ai jouée est un remake d’un remake initialement sorti sur PC en 2001 et réactualisé en 2009 à nouveau sur PC (windows 7) sous le nom de YS I & II Chronicles. Entre temps ces différentes versions sont passées sur PS2, DS et PSP. C’est en effet bien compliqué mais j’avoue avoir eu toujours du mal, et en avoir encore, à comprendre la logique dans les différents volets de la saga et de ses adaptations.

Vous incarnez Adol Christin, un jeune aventurier aux cheveux roux, qui se retrouve propulsé, à cause d’une tempête, dans la région d’Esteria. On apprendra assez vite que cette région se retrouve isolée du monde, la tempête formant une sorte de mur l’entourant et coupant toutes communications et commerce avec l’extérieur. Comme tout bon action-RPG qui se respecte notre héro va vite se retrouver dans une aventure et devoir sauver les villageois qui l’ont recueilli.

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Les histoires de YS I et YS II se suivent mais les deux jeux sont par contre bien distincts, on ne peut pas par exemple garder sa sauvegarde entre les deux. Le jeu garde son charme old-school de l’époque : les graphismes mis à jour sont super jolis et les programmeurs ont réussi à garder le style original comme les tons de couleurs et les effets «  16bits » (les effets de transparence par exemple). Malgré l’ajout de pouvoir sauvegarder partout on se retrouve face à un jeu non dirigiste comme on faisait à l’époque. A vous de parler à la bonne personne, d’explorer les alentours pour trouver l’entrée de la grotte dont vous a parlée l’ancien du village, de trouver le bon indice, d’utiliser le bon objet au bon endroit et au bon moment sous peine de vite se retrouver perdu ou encore pire bloqué dans l’aventure. Il faut en effet s’attendre à parcourir plusieurs fois le même village ou la même forêt pour débloquer la situation. Le gameplay m’a surpris au premier abord, en effet pour frapper les ennemis il n’y a pas de bouton, il suffit de déplacer le sprite d’Adol sur eux pour qu’il les frappe automatiquement. Cela fait beaucoup penser à un shoot em up et au final cela donne un gameplay très nerveux et agréable. Il faudra également être précis car si vous attaquez un ennemi de front vous vous heurterez à son bouclier ou vous vous exposerez à ses contre-attaques. Comme dans tout bon action-RPG il ne faudra également pas hésiter à acheter de nouveaux équipements sous peine de se retrouver impuissant face aux ennemis d’une zone. Les objets, les armes ou les armures ne sont pas très nombreux mais il faudra savoir les trouver, les tester et les utiliser judicieusement.

YS I est assez court (7h de jeu environ) mais il est très bien dosé selon moi. Je l’ai fait en 2 fois et on prend un certain plaisir à y jouer, l’ambiance rétro étant vraiment au rendez-vous. YS II proposera une aventure un peu plus longue et complète de par l’ajout de plus d’objets, de zones et de sortilèges. En effet Adol ne se contentera plus que de son épée pour combattre mais il pourra manier plusieurs sorts, certains servants même pour l’exploration. Cet ajout est assez intéressant pour ce deuxième point mais je trouve qu’il prend trop le dessus dans les combats. On se retrouve à devoir trop souvent combattre les boss avec des sortilèges.

Ce qui fait beaucoup dans le plaisir de jeu, comme dans beaucoup de RPG selon moi, c’est l’ambiance sonore. Les musiques sont splendidement adaptées à l’action et au game design. Le jeu offre la possibilité de jouer avec les pistes PC-8801 d’origine ou les versions réorchestrées de 2001 et de 2009. Certaines pistes sont encore dans mon esprit comme à l’époque d’un Final VI ou d’un Secret of mana. Sur ce point il y a une musique qui m’a interpellée, c’est la musique du Palace dans YS I. Je ne sais pas si c’est moi mais certaines notes sont à s’y méprendre identiques au générique de Game of Thrones. Ce thème du jeu a t-il été source d’inspiration pour la série ?

Au final, 25 ans plus tard, j’aurais enfin pu jouer à ces deux jeux qui me faisaient tant rêver dans les magazines de jeux vidéo des années 90. J’ai vraiment trouvé l’expérience agréable et prenante et pour moi le gros point fort de ces jeux reste le savoir-faire qu’on sut utiliser les développeurs pour garder une expérience de jeu intacte, un graphisme vraiment réussi et habilement retravaillé pour rester dans le style retro-gaming de la version originale. Je ne peux que vous conseiller d’y jouer si tout comme moi vous avez toujours voulu les faire.

Avr 282012
 

La PC-Engine est une console de salon sortie en 1987 au Japon. Elle fût un peu plus tard, en 1988, importée officiellement en France par la société Sodipeng. Pour cela Sodipeng avait du procéder à quelques modifications pour convertir la machine aux normes françaises.

D’un point de vue technique, la console est équipée d’un CPU cadencé à 7.6 Mhz. Celui ci est soutenu par 8ko de RAM. La partie graphique est quant à elle équipée de deux GPU 16 bit! En effet cette machine est considérée par beaucoup comme une 8/16 bits. Elle gère ainsi 64 sprites et 256 couleurs affichables simultanément parmi une palette de 512 couleurs. Une particularité de la machine provient du fait que les sprites possédent leur propre palette de couleur, ce qui donnait des jeux vraiment très colorés. La partie sonore possède elle une plage de 6 voies stéréo. Les jeux étaient disponibles au format HuCard (format carte de crédit). La machine sera décliné en plusieurs versions et se verra pourvu un peu plus tard d’un lecteur CD-Rom, le premier de l’histoire du jeu video.

Voici le contenu de la boite. On trouve la machine, ses cables, ses livrets et son pad dans une boite en polystyrène. La boîte se fermait avec un couvercle cartonné assez fin. Celle que je possède est une version japonaise. Elle se branche sur la télé via une prise d’antenne et un module RF. Il faut donc que la télé soit compatible NTSC JP.

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Une petite photo pour vous montrer la taille de la console. Selon moi NEC avait plusieurs d’année d’avance lorsqu’il a conçu cette machine. Tout était si miniaturisé. Vous pouvez comparer la taille de la console et celle de la manette. La console n’était pourvue que d’une prise manette. il fallait acheter un quintupleur, par exemple, pour pouvoir jouer à plusieurs. Je suppose que cela avait été fait pour réduire les coût de production.

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Regardez la différence de taille avec une SEGA Master System, console sortie à la même époque (1985 au japon et 1987 en France) et beaucoup moins puissante.

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Une petite photo pour vous montrer la taille des cartes HuCard. Voyez par exemple la différence avec une cartouche NES.

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Pour finir une publicité (qu’on pouvait trouver dans Consoles+ par exemple) de Sodipeng, Société qui importait la machine en France.

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